reseau_x__de_vincent_villeminotEdition : Nathan

Genre : Thriller

 

" Je pousse DanyL dans le canal, il coule à pic. J'entends son dernier cri, qui remonte à chaque bulle crevant la surface. Et je me mets à danser, une danse sauvage, avant que le soleil me réveille." [Réseau(x), Vincent Villeminot]

 

 

Note : 6/10

 

Sixtine, 15ans, subit de troublants cauchemars depuis son plus jeune âge. Tous les matins, elle se connecte au DKB pour les retranscrire. Le jour où une vidéo plus que réaliste met en scène l'un de ses rêves, Sixie va se retrouver embarquée malgré elle dans une chasse à l'homme plus vraie que nature.

 

Mon avis

Tout d'abord, je souhaite remercier les éditions Nathan pour cet envoi dans le cadre de la pré-sélection des chroniqueurs Lire en Live. Il est vrai que lorsque je me suis retrouvée avec ce roman entre les mains j'ai eu un léger moment de doutes. Tout d'abord, je ne suis vraiment pas adepte des livres du genre thriller ou polar et après très peu de temps, les premiers avis tombaient déjà et ils n'étaient pas vraiment pour m'encourager. Malgré tout, j'ai empoigné mon livre et j'ai plongé dans l'histoire. 

Nous allons rencontrer Sixtine, une adolescente de 15ans, dont les nuits sont envahies de terribles cauchemars. Seulement voilà, ces rêves ont tendances à être prémonitoires. Bien que certains se disent que c'est totalement improbable, une minorité de personnes pensent que c'est réel. Alors lorsque Sixie publie sur son profil DKB ses horribles rêves et que ceux-ci ne se réalisent pas, les fans de SixieDREAMY produisent de petites vidéos dans lesquelles les cauchemars de la jeune fille prennent vie. Alors même que Sixtine se débat avec ses démons intérieurs, elle se voit contactée par Cèsar Diaz, chef d'une armée de clowns noirs, qui s'amusent à rendre plus vraies que nature certaines parties de jeux vidéos. Le jeune homme veut enrôler Sixie dans son aventure folle, qui pourrait bien prendre une toute autre tournure que celle prévue.

Dans ce roman il y a une grande quantité de personnages, qui possèdent en plus presque tous des surnoms. Il faut un petit temps d'adaptation pour comprendre qui est qui, et quelle place il occupe dans l'histoire. Bien entendu, Sixtine est notre héroine, qui malgré tout, est absente pendant une bonne partie de l'histoire. Elle ne restera pas, pour moi, le personnage marquant de ce roman. Cette jeune fille ne m'a pas vraiment plu, je l'ai trouvée bien naïve et j'ai souvent eu du mal à comprendre les décisions qu'elle prenait. Je garde en mémoire Alice, commisaire-stagiaire, qui sera bien plus mise en avant dans cette histoire. C'est une femme qui m'a fait forte impression, elle n'a pas peur de s'imposer dans un monde d'hommes et même si certaines de ses décisions ne seront pas vraiment celles qu'il fallait prendre, elle assumera chacun de ses actes.

Réseau(x) est un de ces romans qui ne laissera personne indifférent. En commençant cette lecture, on plonge dans un univers noir, une ambiance glauque. Par moment, cela m'a même mis franchement mal à l'aise. Puis, plus on avance dans l'histoire, plus on a envie d'en savoir. On veut comprendre qui sont les clowns noirs et comment, malgré tous leurs actes, ils n'ont toujours pas été pris dans les filets de la police. D'après le peu d'éléments apportés par la quatrième de couverture, je m'attendais à suivre Sixtine tout au long du roman, mais finalement elle est peu présente, même si elle reste le fil rouge de cette histoire. Cèsar Diaz, Alice et Fanelli seront bien plus importants et au final ce n'est pas plus mal, car ils seront très intéressants à suivre.

Même si je n'ai pas toujours compris dans quelle direction voulait nous emmener l'auteur et que j'ai du mal à voir de quoi va bien pouvoir parler le tome deux, j'ai apprécié découvrir cette histoire qui parle de réseaux sociaux. Je ne conseillerais pas ce roman à un public trop jeunesse, mais plutôt à de jeunes adultes avertis qui n'auront pas peur de se retrouver plongés dans un univers très spécial, où il est parfois difficile de distinguer le faux du vrai.