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Edition : Pocket

Genre : Historique/Romance

Traduction : Catherine Barret

 

 

 

 

" L’amphithéâtre tout entier se dressa, et je criai avec les autres. Il fut un temps où j’aurais éprouvé de la pitié pour ces espagnols, qui tenaient à la vie tout autant qu’Arius. Mais l’amour m’avait rendue cruelle et je souhaitais seulement leur mort. " [La maîtresse de Rome, Kate Quinn]

 

Note : 10/10

coup de coeur

 

 

 

 

 

Théa est une jeune esclave, répondant aux moindres caprices de sa maîtresse, Lepida Pollia. Lorsqu'elle rencontre Arius le Barbare, elle va pouvoir enfin connaître le bonheur dans ses bras. Mais cette idylle va avoir une durée limitée, car lorsque Lepida va tout découvrir, sa jalousie va la pousser à tout faire pour les séparer.

 

Mon avis

La maîtresse de Rome est un de ces livres à côté desquels il est difficile de passer sans  y prêter attention. Depuis quelques temps, il est presque partout; sur toutes les lèvres, entre toutes les mains, dans toutes les bibliothèques. Forcément, à force d'en entendre si souvent du bien, j'ai craqué. Et j'ai réussi à entraîner avec moi Azariel, parce qu'à deux face à un pavé, on se sent moins seules.

La Maîtresse de Rome c'est l'histoire de plusieurs personnages, tous liés les uns aux autres. Il y a tout d'abord Théa, jeune esclave au caractère fort, que l'on aime dès les premières lignes. Sa non moins jeune maîtresse, Lepida Pollia, une enfant, puis une jeune femme que l'on méprise de plus en plus. Le gladiateur Arius, l'Empereur Domitien, le sénateur Marcus Norbanus et divers autres protagonistes. Nous nous retrouvons plongés au cœur de la Rome antique, lorsque Théa et Lepida n'ont que quatorze ans. Nous les suivons au fil des ans, pour découvrir leurs rêves, leurs désirs, leurs évolutions dans la société. Malgré la multitude de personnages, à aucun moment on ne se sent perdu, car ils sont tous très bien amenés, mais surtout, aucun ne nous laisse indifférent. Autant on en aimera certains, autant on aura de grosses envie d'en corriger d'autres.

Parmi ceux que l'on aimera il y a bien entendu Théa, cette jeune esclave, qui malgré sa mauvaise condition ne se laisse pas vraiment faire. On aura peur pour et avec elle, on frémira en même temps qu'elle, on souffrira à ses côtés. S'il est un personnage masculin que j'ai vraiment adoré, contrairement à ce que beaucoup peuvent imaginer, il ne s'agit pas d'Arius (que j'ai tout de même apprécié), mais de Marcus. J'étais tout bonnement à fond avec lui. Il a des convictions et va se battre pour les défendre. Bien entendu le personnage que m'a le plus dérangé, auquel j'avais envie de donner des corrections, c'est Lepida Pollia. Cette femme est tout simplement méprisable. Elle est méchante au plus haut point et on a envie de lui rendre la monnaie de sa pièce.

Ce livre a été pour moi un gros coup de cœur. J'ai plongé totalement dans cette romance antique. Alors certes, même si certains personnages existent (ils sont indiqué dans une liste à la fin du livre), il faut garder en tête que c'est avant tout romancé et dans ce cas on ne se voit pas déçu par les choses improbables qui peuvent intervenir. J'ai déjà hâte de pouvoir lire L'impératrice des sept collines, qui est une suite dans laquelle on retrouve Vix et Vibia Sabina.

Une très bonne et belle histoire qui nous donne envie de retrouver la plume de l'auteur. A lire absolument.